Algeristan : le blog kabyle

3.20.2006

Voyage en Algéristan

Ne cherchez pas l'Algéristan sur une carte, il ne s'y trouve pas. Ce pays merveilleux se situe au sud de l'amère Méditerranée. Il y a quelques temps, un président français s'est rendu à Algerabad pour rendre visite au bey local. Maraboutisé, cet homme politique a depuis perdu toutes ses élections en France. Quel est donc cette mystérieuse contrée ?

Un seul mot suffit pour décrire l'Algéristan : l'amnésie. Tous les peuples qui ont envahi ce terristoire ont perdu la mémoire, et comme aucun n'a pris de notes, l'histoire de cette contrée est perdue à jamais. Les Phéniciens, les Carthaginois, les Romains, les Vandales, les Byzantins, qui se souvient encore de ces noms ? Nous avons cherché à joindre les responsables politiques concernés, mais aucun n'a souhaité répondre à nos questions.
Et pour cause, au cours de son histoire, l'Algéristan a posé un problème crucial aux autres peuples, nul ne comprend le langage de ses habitants. Au Moyen Age déjà, Ibn Kartoum a consacré un guide de voyage à l'Algéristan et aux gens qui y vivaient. Sa vie durant, cet intellectuel consacra toute ses forces à l'étude de ces contrées, mais fatigué il se retira en Egypte où il mourut. Ce fut une grande perte pour l'humanité, mais aussi pour les proches d'Ibn Kartoum.
Le problème n'est toujours pas réglé au XIXème siècle. En Algeristan, sur une population de 32 millions d'habitants, l'Etat emploie plus de 20 millions de fonctionnaires interprètes pour se faire comprendre de la poplation. Au début, l'Etat a tenté d'apprendre le français et l'arabe aux habitants. Mais impossible d'en venir à bout. Ce fut un échec. Puis le bey d'Algerabad décida de se limiter à l'arabe (pour aller plus vite), mais là encore, ce fut un concert d'insultes. Entretemps, le malheureux monarque se rendit compte qu'en apprenant le français, ses sujets avait mis le nez dans des livres dangereux, certains voulaient même instaurer une démocratie. La suite au prochain épisode.

3.05.2006

L'anniversaire du RCD

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a 17 ans et il le fête en musique à son siège parisien. Autour du gâteau, Ali Ideflawen, des cadres, des militants et deux journalistes de Kabyles.com. Ils ont posé quelques questions aux responsables.

Première colle à Ouyahia Abdenour : combien de militants au sein du RCD France ? La réponse vient en pièces détachées. " Je ne peux pas vous donner de chiffres car nous sommes en début d'année " lance le cadre. Mais au RCD ils ne sont pas vaches, alors il donne quelques pistes. Comptez 100 militants à Marseille, plus de 100 à Paris. L'an dernier, le RCD France avait plus de 400 militants en Île de France. Soit c'est une devinette pour agrégé en maths, soit cela signifie que le RCD perd des militants.
Pour faire passer le gâteau, les invités ont eu droit à une lettre du président du parti (Saïd Sadi). L'auteur de la missive déclare que son parti est " le pivot de la politique algérienne de ces 15 dernières années '.
Deuxième perle : lorsque le journaliste utilise l'expression " diapora kabyle " pour parler de l'électorat du parti hors de sa région, Ouyahia Abdenour s'empresse de rectifier : " Tout d’abord, je n’emploierai pas le terme de « diaspora ». La Kabylie est une « région » d’Algérie ". Vraiment une région comme les autre ?
L'interview se poursuit par une évocation du bilan du RCD. Kabyles.com a écrit là un texte qui d'anthologie.